Ma magie
7/06/2008
Après avoir lu, expérimenté, rencontré et écouté, participé à des rituels divers de traditions païennes, j’ai trouvé la méthode qui me correspond et je vais la partager avec vous. Comme toujours ce n’est pas LA méthode secrète cachée depuis toujours et 100 % infaillible, c’est celle qui j’ai sentie venir à moi, que j’ai écoutée et que j’ai suivi docilement, car les Dieux ont bien voulu me guider.
Elle est tout à fait critiquable mais elle fonctionne si bien pour moi que je n’en changerais pour rien au monde.
C’est une méthode simple parce que dénuée d’artifice, utilisant très peu d’objets matériels achetés, mais elle est complexe car elle demande de l’écoute, sans cesse, de l’ouverture aux éléments et aux Dieux, et surtout de savoir reconnaître leur message.
Je ne vous dirai pas qu’elle sera facile à gérer, il est toujours plus simple de mettre en place du matériel et des lignes à réciter que d’écouter simplement.
Les textes sont là pour nous mettre dans un certain état mais ils ne sont pas tout et parfois il faut savoir s’en passer, mêler les gestes et les paroles pour faire s’envoler les intentions et les prières.
A vous devoir si cela vous semble cohérent avec votre système à vous d’apprendre de cela ou non. J’ai mis 6 ans à comprendre pour quelle voie j’étais faite…alors patience…
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I La magie de la prêtresse |
Pour commencer, je suis une prêtresse de la Déesse et des Dieux anciens du sol où je vis. C’est un fait établi pour moi, je n’en tire pas de fierté démesurée, je ne le cache pas particulièrement ni le crie sur les toits. C’est comme ça. De ce fait déjà , la magie pour moi est bien plus question de relationnel que de manipulation.
La magie est parfois faite de petits messages quotidiens. C’est un véritable Art que de les entendre et de les suivre. Les Dieux savent que nous parvenons pas toujours…
Cette magie s’est présentée à moi lorsque dépassée par ma vie professionnelle et familiale j’ai dû réduire ma pratique spirituelle à son strict minimum. Deux enfant en bas âge, une entreprise individuelle qui fonctionne bien, et une maison cévenole vieille et en travaux, ont eu raison de mes prières quotidiennes et de mes heures de contemplation. En étant dans une période d’activité intense où je manquais de sommeil depuis plus d’un an, je crois que la spiritualité m’a paru limpide, aller de soi, les choses se sont éclaircies, j’ai fonctionné à l’instinct et j’ai éliminé le superflu. Maintenant je rends grâce en pensée aux éléments et aux Dieux presque chaque jour, mais la pratique elle-même est plus espacée. Par contre en période ascendante je cours au temple remercier les Dieux et les Esprits de leur aide, le paysage en lui-même incite à la gratitude permanente !
Bien sûr tout ceci a été possible grâce un travail préalable accompli ; un travail sur moi, sur ma famille, mes amis, ma spiritualité, le lieu où je vis etc.
Pendant 6 ans j’ai beaucoup travaillé et chaque jour est un nouvel exercice. La grossesse, la naissance et le parentage d’une petite fille étonnante mais complètement absorbante, m’ont donné un aperçu de mes limites et de la manière dont il est toujours possible de les repousser. Et surtout, surtout, la maternité m’a enseigné la voie de la Déesse comme rien d’autre auparavant : les forces de la Déesse Mère, ses déceptions, ses inquiétudes, ses larmes, la souffrance physique archaïque de l’accouchement, le bonheur de l’allaitement, bref, quelle meilleur moyen pour connaître mieux la Mère que de l’être à son tour ? C’est vraiment là que j’ai décidé en connaissance de cause, et j’insiste sur cela car avant je ne me rendais pas compte, de devenir prêtresse de la Déesse en suivant la tradition que les Dieux, les Esprits et les lieux voudraient bien me faire connaître.
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II Les étapes préalables |
Comme je le disais avant de choisir cette voie, il faut travailler sur soi. On ne peut se consacrer aux autres et/ou aux Dieux sans avoir balayé devant sa porte. Ce travail ne se termine jamais mais il convient de bien débroussailler le terrain pour commencer. Pour cela, voir les différentes parties du site (non exhaustives !) :
-Connais-toi toi-même
-Les lois de la magie
-Ancrage et recentrage sur soi
-La Déesse
-Les Dieux etc.
En effet s’il faut savoir qui vous êtes et quelles sont vos affinités, il faut savoir aussi à qui vous vous adressez. Les Dieux, Esprits etc. utiliseront toujours des codes, des métaphores, et des symboles qui leur permettent de rentrer en contact avec VOUS et vous seul. Personne ne peut, mieux que vous, comprendre et interpréter leurs messages. Si vous vous connaissez, et savez quels sont vos animaux de pouvoir, les éléments dominants en vous etc. vous aurez des « interlocuteurs privilégiés » qui rendront votre dialogue avec les Dieux, Animaux, Esprits possible et réellement gratifiant. Après quelques messages compris, il sera plus facile de comprendre les autres.
La connaissance des phases de la lune, des correspondances permettent aussi de reconnaître de nombreux messages, cela fait partie de votre apprentissage. Même s’il ne faut pas forcément apprendre par cœur, à terme, il vaut mieux tout connaître, mais en pratiquant, les détails se retiennent d’eux-mêmes. Le tout est d’être assidu au début sinon cela prendra plus de temps, à vous de voir comment vous souhaitez travailler. Personnellement je suis plutôt impatiente dans la vie mais dans le domaine de la spiritualité je ne suis pas pressée…cela laisse le temps de grandir.
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III Les objets et outils |
Ah ! les fameux objets. Boline, athamé, nappes, bol, calices etc. Plus le temps passe et moins j’utilise d’objets et pourtant j’en regorge puisque je les vends. J’utilise un petit boline ou un opinel blanc pour couper les plantes qui nous soigneront ou que je brûlerai pour la magie (mais c’est très rare), un petit bol en bois pour l’Eau et l’Ouest sur l’autel, un pour la Terre et le Nord, un bougeoir d’extérieur rouge pour le Feu et le Sud, et un petit porte encens à trois pied pour les résines voire les bâtons lorsque je suis pressée. J’ai aussi deux superbes statuettes de la Déesse et de Cernunnos mais dans un Temple, cela me semble obligatoire !
J’ai un chaudron pour brûler et mettre de l’eau, pratiques rares mais tout de même, je crois que c’est utile. J’ai aussi une baguette en chêne mais je crois que ce sera pour plus tard.
Pour moi c’est le minimum, mais de nombreux rituels étant sur l’inspiration du moment je n’utilise pas toujours d’encens par exemple, et le vent symbolise très bien l’air ! On peut tout utiliser ou rien, les rituels fonctionnent toujours si la personne connaît sa magie. C’est en soi que la magie opère d’abord et c’est le magicien qui fait la magie pas les objets. C’est très important de partir de cela lorsque vous pratiquez. Vous êtes l’Axe du monde lorsque vous pratiquez, l’être humain est extrêmement puissant, il est le lien entre les Dieux, Esprits et la matière…En travaillant en connivence et harmonie avec eux ils vous révèleront le secret du bonheur. Car oui, tout est question de bonheur pour soi et pour les autres, nos semblables.
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IV La pratique au quotidien |
Si vous avez le temps il est très intéressant de commencer la journée par aller dehors, appeler les éléments, saluer le soleil, vous ouvrir simplement, chanter, prier et remercier en partant. Vous pouvez aussi effectuer ce petit rituel le soir, ou tout simplement, comme moi, quand vous le sentez. Sachant que je sens bien que plus je le fais souvent et mieux je vais !
Lorsque la pluie tombe, si rare chez nous, je vais remercier la Déesse et les Eléments pour un petit rituel sous l’eau. La pluie est une telle joie pour nous qui vivons dans le Sud où elle sait être si rare en été…
C’est l’avantage de vivre à la campagne…je sais que je paraîs un peu dure lorsque je dis ça mais je vous conseille vivement de faire tout votre possible, si vous choisissez cette voie, pour vivre à la campagne. La nature proche nous oblige à vivre avec elle et nous apprend tellement ! Quand je pense que certains païens préfèrent aller chez Natures et découvertes le samedi après-midi au lieu de faire un saut dans la forêt de Rambouillet…j’avoue ne pas comprendre. La païen est un être de la Nature, pas un citadin. Je connais cependant un citadin qui vit en ville comme à la campagne, comme quoi c’est possible, il n’est pas consommateur, mange bio et vit quand même assez proche d’une forêt de ville. Cela peut-être un moindre mal, et de plus si votre pratique n’en souffre pas, pourquoi pas. J’ai tellement vu de « païen » vivre leur paganisme sur Internet et avoir la flemme de marcher quelques heures pour sentir la Terre. Pour moi on entre directement dans le New-age et dans la pratique de développement personnel plus proche d’un apport psychologique que réellement ésotérique.
En somme la vraie pratique régulière c’est d’abord vivre avec la Nature, la Lune et les changements des saisons. Tant pis pour les rituels quotidiens si on ne peut pas. Subir un vent glacial lorsqu’on étend le linge, une coupure d’électricité à cause d’un orage, être bloqué chez soi à cause de la neige ou du brouillard, c’est en soi un bonne preuve d’humilité face aux Eléments et une manière de leur rendre grâce (si on ne les insulte pas ). Les Druides anciens ont toujours vécus dans la nature…une bonne alternative proposée par l’Ordre des Bardes Ovates et druides et d’essayer d’avoir un cabanon, un petit terrain à soi, où on peut aller se ressourcer pendant une semaine ou deux. Je trouve cette méthode très intéressante pour ceux qui travaillent en ville et ne peuvent pas trop s’éloigner (sans faire des kilomètres qui pollueraient la planète). Peut-être que votre but pourraient être d’économiser un peu d’argent pour acheter un petit terrain non loin d’une forêt et d’une Source (il en existe encore beaucoup), où vous seriez obligé d’aller chercher l’eau, de manger ce que vous trouveriez sur place, plantes, baies, etc.(pas de chasse s’il vous plaît !). Cela ne peut peut-être pas se faire en un jour, mais c’est possible d’en faire un projet et de faire le maximum pour le mener à bien.
Il existe des ouvrages qui permettent de trouver des idées pour construire des cabanons écologiques à vivre qui nécessitent peu de terrain, voir pour cela les Editions Terre Vivante.
Ensuite être païen au quotidien c’est agir en païen 24h sur 24. C’est ce que j’appelle la COHERENCE. Certes ce n’est pas un résultat que l’on peut atteindre tant il est toujours possible d’être plus cohérent mais c’est un but que l’on doit se fixer à vie je pense. Comment peut-on être païen et polluer constamment la terre avec ce qu’on mange ? Avec nos déchets (poubelles mais aussi eaux et excréments) ? Avec nos maisons ? les couches de nos enfants ? Comment peut-on se dire chaman et/ou païen et utiliser des produits d’entretien et cosmétiques qui sont testés sur des animaux dans d’atroces souffrances inutiles ? Et j’en passe… Je pense que nous devons arrêter d’être complaisant de chercher à tout prix à être païen avec un athamé et une grande robe de sorcier, être païen c’est viser la sagesse et la sagesse implique la mesure, et le respect de son environnement.
Cependant attention ! Je ne vous dis pas ici : changez tout, tout de suite sinon la Déesse ne vous aidera pas. D’abord on ne peut pas changer tout d’un coup sinon on revient très vite à la manière dont on vivait avant. Il faut simplement changer une chose, puis lorsqu’elle est devenue une habitude que l’on ne remarque plus, en changer une autre. Apprenez à connaître vos limites, ne vous fixez pas d’objectifs trop grands mais restez vigilant et remettez-vous constamment en question.
Ensuite les Dieux sont patients (chez eux le temps n’existe pas !) et ils ne jugent pas. Ils m’ont beaucoup aidé à une époque où j’étais beaucoup moins cohérente que maintenant, et j’espère le devenir de plus en plus car à chaque pas fait en sens, le bonheur ne fait que croître.
Car oui la magie et la spiritualité est affaire de bonheur et d’harmonie, c’est ce vers quoi nous devons tendre, je pense. Les Dieux nous accordent bien souvent ce que nous souhaitons mais avec toutes les conséquences que cela comporte…faites donc bien attention à ce que vous demandez.
La cohérence que je prône est celle du comportement citoyen de la Terre, citoyen de l’humanité. Si vous êtes équitable avec la Terre et que vous apprenez à la connaître, elle vous le rendra au centuple. Si vous êtes équitable et droit avec vos semblables ils vous le rendront aussi. Mais parfois ces retours ne sont pas visibles, pas aussi évident qu’on les voudrait. On peut passer une vie à comprendre comment le monde fonctionne et même plusieurs ! Quand je parle d’équité avec la Terre je peux donner un exemple qui peut vous paraître farfelu et pourtant… Une des plus grande de pollution domestique vient de nos matières fécales (sans parler des lessives et autres produits toxiques que nous rejetons dans les rivières). Pour tous, il est évident que nous devons aller déféquer dans nos toilettes, en utilisant de l’eau potable pour tirer la chasse, chasse qui emmène ensuite nos excréments dans l’eau (égouts, fosse septique etc.). Nous fonctionnons de cette manière depuis la nuit des temps et bien peu de gens souhaitent remettre en question ce confort. Car il s’agit bien d’un confort, celui de fermer les yeux sur un sujet honteux, qui gêne même les païens. Cependant la nourriture vient de la Terre, les déchets humains devraient retourner à la Terre pour favoriser le compostage naturel qui enrichit et nourrit la Terre et ses petits habitants de l’ombre. Même là , dans ce domaine nous prenons à la Terre sans lui rendre ce qu’on lui doit. Il arrivera bien un jour où cette Terre ne nous nourrira plus, pas pour nous punir, cela ne fonctionne pas comme ça. Mais simplement en conséquence…et là encore, bien peu de gens feront le lien entre cette affreuse conséquence et nos comportements de ce type.
Heureusement on commence à s’intéresser aux toilettes sèches avec compost à la campagne où aux système de toilettes à installer en appartement qui n’utilisent pas d’eau (mais attention ! ils utilisent de l’électricité !).
Quand je parle d’équité avec ses semblables je parle d’humanité simple et là encore ces comportement sont mis en marge et dérangent. Dès qu’on essaie de ne pas mentir, de prévenir, de respecter sa parole : on montre à l’autre ses défauts qui, s’il ne les accepte pas, va préférer se bercer d’illusion et partir vers ceux qui ne sont pas plus cohérents que lui. C’est un comportement humain, certes mais qui ne cadre pas avec l’exigence personnelle que j’ai. Etre honnête envers soi-même et avec les autres c’est l’être tout le temps partout, dans votre famille, dans votre cercle d’amis, dans votre travail et même si celui-ci requiert des méthodes manipulatrices. Je suis commerçante à la base et jamais je ne me suis trahie en conseillant ou en vendant à un client. Aucun métier ne doit vous obliger à devenir ce que vous n’êtes pas. Je ne dis pas que mon comportement est parfait loin de là , j’ai de nombreux défauts comme vous ;o), mais j’essaie, et je ne suis pas complaisante envers moi-même. Cette exigence est très importante pour toute personne souhaitant pratiquer la magie liée à la spiritualité et elle est pourtant rarissime, parce que plus difficile à obtenir qu’une jolie cape, ou une saie (qui d’ailleurs ne fait pas le Druide ;oD ).
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V Le Végétarisme |
Mais que vient faire le végétarisme la-dedans pensez-vous ? Est-ce nécessaire pour être magicien ? Non mais…
J’ai connu de nombreux païens pro-chasse, viandards etc. J’aime moi-même énormément la viande que je mangeais crue habituée à en manger de la bonne, mon papa ayant été boucher.
Un jour, par une expérience spirituelle, lors d’un voyage chamanique, j’ai compris qu’il me fallait arrêter de manger les animaux. Requête bien impossible à ignorer pour moi. J’ai décidé d’être végétarienne sans aucune préparation. Je me suis alors renseignée sur cette population, sur la viande, sur les besoins en protéines et acides aminés, sur les raisons qui motivaient les végétariens et végétaliens. Dès ce moment, j’ai découvert un autre monde, je me suis sentie coupable et pas seulement envers les animaux. D’autres l’ont expliqué mieux que moi aussi je vais faire court mais avec quelques chiffres vous comprendrez :
· Les protéines d’un steak de 200g sont suffisantes pour combler le besoin de 30 personnes
· L’eau manque et pourtant il faut 20 000 litres d’eau pour produire un kilo de viande et seulement 48 litres pour un litre de céréales. 70 % de la consommation d’eau potable est consacrée soit directement à l’élevage soit aux cultures des grains destinés aux animaux d’élevage.
· Les rejets d’élevages causent énormément de pollution : Rivières, nappes phréatiques, sources (tant déifiées par nos ancêtres).
· Poissons : de nombreuses espèces sont menacées à cause de la sur-pêche.
· La déforestation ! Ces vingt dernières années, 80 % des forêts vierges du Costa Rica ont disparu pour laisser place à l’élevage bovins des grands du Fast Food. L’Amazonie perd chaque année environ 5 millions d’hectares défrichés pour des pâturages écologiques inadaptés aux sols tropicaux et qui ne durent guère plus de 8 ans.
· Le tiers-monde s’appauvrit en produisant du bétail pour l’exportation ou en cultivant des aliments qui serviront à nourrir des animaux de boucherie des pays riches. En mangeant de la viande nous sommes directement responsable de leur pauvreté.
· Nous maltraitons les animaux de boucherie, volaille etc. d’une manière terriblement cruelle.
Et j’en passe…
Comment peut-on être païen et cautionner cela en fermant les yeux ? Les anciens n’étaient certes pas végétarien et appréciaient un bon sanglier mais comment réagirait un Druide antique en étant témoin de notre irrespect et de notre débauche ? Ils respectaient leurs animaux et dialoguaient certainement avec leurs Esprits, nous en sommes loin. Si être un païen moderne c’est composer avec la modernité, c’est aussi composer avec les comportements de nos semblables et essayer de rétablir l’équilibre, comme tout bon magicien.
En somme pour moi être végétarien c’est dire non, je ne veux pas cautionner les excès de notre monde et l’hypocrisie ambiante. Cela fait partie de la cohérence dont je parlais. Mais à chacun de choisir ses chevaux de bataille et comme toujours on ne peut pas changer tout, d’un coup. Si vous tenez à manger de la viande, peut-être pourriez-vous réduire votre consommation, cela ne sera pas mauvais pour votre santé au contraire et choisir de la viande BIO, au moins vous ne cautionnerez pas la grande distribution qui maltraite sols et animaux. Pour le poisson préférez celui péché en haute-mer que l’on vend en magasin bio mais bon cela ne sera jamais parfait tant il est difficile de savoir ce qu’on mange lorsqu’il s’agit de la mer…
Et pourquoi le végétarisme et la magie ? Parce qu’il m’est venu par magie aussi, la magie n’est pas toujours comme on se l’imagine…
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VI Les rituels réguliers |
Il est bon d’avoir quelques rituels auxquels vous êtes habitués, des gestes, des mots qui coulent naturellement sans que vous ayez besoin de réfléchir et sans que vous vous laissiez trop aller à la poésie impromptue, on finit par s’écouter parler… Mes rituels se passent toujours en extérieur, à vous de transposer dans votre temple chez vous ou la situation qui vous correspond. Cela fonctionnera certainement aussi bien si vous vous y mettez sincèrement.
Voici un rituel simple type qui sert de « patron » à nombre de mes rituels.
1 Mise en place
2 Ouverture
3 Salut à l’Esprit du lieu qui nous accueille
4 Chant, tambour, mise à l’Unisson avec la Terre
5 Appel aux Esprits : sons et gestes
6 Appel des Dieux
7 Enoncer l’intention et lancer le charme
8 Remercier et partir
Arrivée au Temple, entrer par l’Ouest (c’est assez traditionnel) puis saluer les Déités sur l’autel qui est à l’Est. Remplir le bol d’eau (je vais à la Source un peu plus loin), prendre de la Terre du Temple pour l’autre bol, allumer la bougie et allumer de l’encens sous la forme que vous voulez, un mélange préparé au préalable (par vous-même et pas par une boutique) est plus approprié.
S’asseoir ensuite sur une pierre, ou par terre directement et se mettre à l’écoute du lieu. Ecouter simplement quelques minutes, les oiseaux, le vent, les feuilles etc. si vous êtes à l’intérieur recréez par visualisation un endroit naturel, un bosquet, une clairière ou tout autre endroit qui vous semble approprié. S’ouvrir. D’aucuns ouvriront leurs chakras, personnellement, je détaille moins : Mettre sa conscience dans son ventre s’y installer comme si le mental n’existait plus, sentir la connexion avec la Terre (l’ancrage et recentrage sur soi peut-être aussi un bon départ, voir page à ce sujet). Ouvrez alors votre ventre en quelque sorte, ayez l’impression que votre Aura s’étend et s’agrandit tellement que vous faites partie de tout ce qui vous entoure. Acceptez ce que vous sentez arriver vers vous (sauf si ça vous met mal à l’aise, dans ce cas ne vous inquiétez pas le corps a des protections naturelles et vous vous refermerez sans doute assez vite). Si vous êtes plusieurs, vous pouvez vous tenir la main ensemble et vous ouvrir les uns aux autres, ainsi qu’à l’environnement, vous pourrez ainsi partager vos impressions. C’est un commencement très important pour tout rituel de quelque nature qu’il soit. Le ralentissement de vos pensées, le fait de focaliser votre attention sur un endroit particulier du corps (le Hara), vous permet de rentrer dans un état préalable à la méditation indispensable pour ressentir les Esprits, Dieux, etc. C’est un passage obligé. Votre cerveau rentre alors en ondes alpha et se prépare à faire travailler le cerveau droit du ressenti et des émotions, le cerveau de la magie. Saluez l’Esprit du lieu et écoutez ce qu’il a à vous dire…
Ensuite je chante une petite chanson simple souvent avec des sons qui s’accordent bien ensemble, ou les trois Awens druidique, qui permettent un excellent travail de la voix et de la concentration du son dans un endroit spécifique du corps. Dans un premier temps, essayez de chanter en sentant la résonance dans le Hara, vous pourrez ensuite la déplacer ou vous voudrez. C’est un long exercice surtout si vous n’avez pas l’habitude d’être conscient de votre chant mais là encore c’est un excellent commencement de rituel pour se mettre au diapason de la Terre. Vous pouvez aussi prendre un tambour chamanique et battre du tambour en chantonnant ce qui vient. Le mieux étant de savoir faire les deux pour savoir interchanger.
Vient ensuite l’appel aux esprits :
J’ai essayé de nombreuses méthodes mais celles que je lisais dans les livres m’ont profondément frustrées et m’ont semblées inappropriées à ma pratique. L’appel des Esprits n’étant pas une formalité mais presque le plus important, je préfère y passer du temps et en faire une des activités principales du rituel.
Les Esprits des quatre directions sont des Forces gigantesques, pour lesquelles nous ne sommes pas grand chose à dire vrai ;o). Mais lorsqu’elles sont là , on les sent vraiment. Et elles ne viennent pas avec un appel complexe où on cherche ses mots, selon mon expérience. Les seuls moments de ma vie où je les ai sentis : pendant les rituels chamaniques, et pendant mes rituels solitaires. Il ne faut pas se tromper nous n’appelons pas là les Fées, les Lutins et autres représentants des 4 éléments. Nous appelons les Gardiens des directions, les Gardiens de la Tour du Est, Sud, Ouest, Nord (dans le sens des aiguilles d’une montre). Il est important de vous tourner vers eux lors de d’appel.
Par conséquent j’ai décidé de les appeler comme je crois qu’ils le demandent. D’où l’intérêt d’être ouvert au lieu et au moment (voir début du rituel). Les chamans pensent que les Esprits ne comprennent pas notre langue aussi ils les appellent avec des bruits, sons, chants etc. Le tambour les appelle aussi. Les bruits divers permettent de ne pas avoir peur du ridicule et de sentir le bruitage associé à ce moment et à cet Esprit particulier. On peut ainsi siffler, souffler, grogner, faire AAAAAAAHHH etc. c’est à vous de sentir. La plupart des bruits ne pouvant pas s’écrire, je vous laisse choisir ;o) !. Une fois que l’on sent l’appel « verbal » effectué, on prend un temps pour sentir la présence, et se mettre en harmonie. Ceci permet d’apprendre à faire un appel efficace. Les manifestations sont différentes selon la « réussite » ou non d’un appel. Et cela s’acquiert avec l’expérience. Dans le chamanisme, je m’arrête là mais pour la pratique païenne rituelle régulièrement j’ai essayé de retrouver quelques gestes qui permettent de compléter l’appel. Après avoir « parlé », je tend les bras vers le ciel puis je ramène mes bras vers mon corps en mettant mes coudes contre chaque côté de ma taille, main à plat dans la position d’une personne qui reçoit un paquet ou un drap plié. Je pose ensuite mes bras en croix sur ma poitrine et joint mes mains entre mes deux seins en fermant le point de ma main gauche pour la recouvrir de ma main droite qui l’enveloppe. Pour moi ces gestes trouvés en une seule fois lors d’un appel symbolise tout ce que représente l’appel : Les bras vers le ciel de l’homme/femme qui appelle, les bras en position de réception pour accueillir, les bras sur le cÅ“ur pour garder en soi le don des Esprits et leur présence, les mains jointes pour marquer l’humilité et la reconnaissance de notre place dans l’Univers.
Vous pouvez les essayer ou mieux trouver les vôtres en pratiquant, c’est très gratifiant de pratiquer selon ses propres ressentis, et cela donne confiance en sa propre capacité de prêtre ou prêtresse. Car qui étaient-ils sinon des personnes qui apprenaient à entrer en contact avec les Dieux et les Esprits ? Comment sont les Esprits aujourd’hui, qui sont-ils, qu’attendent-ils de ceux qui se vouent à leur service ? Peut-être plus que de lire et refaire ce que d’autres pensent juste. La prêtresse n’a d’ordre à recevoir que des Dieux et des Esprits. Si quiconque cherche à vous imposer un culte avec des méthodes spécifiques qu’on ne peut changer, sachez qu’il travaille dans SON système. S’il vous correspond de le suivre faites, sinon ne vous soumettez pas et n’attendez que des Dieux. Soyez autonomes ! Nos sociétés ne transmettent plus de savoir païen et rien n’est règlementé aussi dès que quelqu’un a suivi une quelconque formation il peut se dire druide, chaman, haut prêtre etc. Sachez qu’en 7 ans je n’ai JAMAIS rencontré personne qui se donne un de ses titres et qui en soit digne. La plupart sont des insultes aux titres nommés et je trouve cela très déplacé. En me disant prêtresse j’aime à penser que je sais rester à sa place, une simple place de personne qui voue sa vie à des Dieux, cela n’implique pas d’avoir la sagesse et les compétences d’un druide ou d’un chaman. Si cependant vous les avez, les Dieux et les Esprits sauront les reconnaître, et vos semblables aussi…
Appeler les Dieux avec lesquels vous souhaitez travailler ou pour lesquels vous faites ce rituel (poème, chants, sons, danse). Je chante souvent à la Déesse…
Puis définir l’intention de votre rituel : remerciement, soin à la Terre, rituel saisonnier, prière, rendre grâce à la Déesse ou aux Dieux divers avec lesquels vous travaillez, charger un objet etc. Pour tout rituel de magie opérative (type guérison, travail, amour etc.), c’est à ce moment qu’il faut opérer. Enoncez clairement ce que vous souhaitez en un petit quatrain qui rime, répétez-le trois fois (c’est ce qu’on appelle lancer le charme). Brûlez les plantes, faites le rituel tel que vous l’avez préparé etc. et pour cela vous pouvez faire comme moi et là encore agir selon l’impulsion du moment ou vous aider d’un petit bouquin de rituel type « Bible des charmes et des enchantements » chez Trédaniel ( je ne vous conseille pas Sperandio).
Mobilisez l’énergie si vous le sentez (cône de pouvoir etc.), personnellement j’y mets ma simple volonté, ma concentration et ma détermination et ça marche parfaitement. Je pense que la confiance est un élément essentiel. Quand vous sentirez la protection de la Déesse, elle sera peut-être tellement forte que vous perdrez pied, faites attention cela ne fait pas de vous un demi-Dieu ;o))).
Lorsque je sens que le rituel touche à sa fin, en général c’est simple j’en l’impression que le message est parti, que chaque mot ou chaque geste qui serait répété serait une insulte à ceux auquel je m’adresse (du type tu as bien compris hein ?). Je remercie les Esprits, et mes Dieux et je laisse le Temple empreint de la présence de ces Forces merveilleuses. Il devient ainsi un lieu tout à fait magique. Si vous travaillez chez vous je vous déconseille de garder les charges d’énergie si forte dans votre salon, cela risque de devenir tendu ! Aussi je vous conseille pratiquer dans un cercle en le projetant comme on le fait traditionnellement et en le bannissant à la fin du rituel. Cela permet de rendre à votre salon son occupation de base.
Je projette le cercle simplement avec ma visualisation et je ne congédie pas les Esprits des 4 directions. Mon Temple est à flan de colline, avec un endroit plat délimité par un carré en pierres sèches avec une ouverture à l’Ouest. Chaque mur est orienté sur une direction la colline étant face au Sud. Le cercle est dans le carré. Quant aux Esprits ils sont chez eux, je ne peux pas leur dire, moi Morgane toute petite sur ma planète, je n’ai plus besoin de vous, partez, et j’aime autant qu’ils restent… En outre, sincèrement je ne pense pas qu’ils répondent à nos souhaits de venue et de départ. Imaginez si une fourmi agissait de cette manière avec vous. En ce qui concerne les Dieux c’est pareil voire plus grave encore.
Pour la pratique rituelle régulière j’ai mes méthodes dans la tête, je fais mon rituel quelque soit le temps, le froid, quand « on » m’appelle, j’y vais et c’est irrépressible. Et si je n’ai pas de bougie tant pis. Parfois je supprime des passages, c’est en fonction du moment, du but. Parfois je vais juste énoncer un remerciement, une prière, une offrande, ou simplement méditer, mes enfants aiment bien jouer dans le temple, elle prend les petits bols et fait de la dinette avec, quel rapport avec la Terre ! Et pourtant mon rituel se passe toujours exactement comme il se doit.
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VII Conclusion |
Je pratique peu la magie opérative parce que je crois que la vie s’installe d’elle-même, parce que j’ai beaucoup de respect pour l’ordre des choses et qu’en fait, en ce qui me concerne, on m’apporte ce que je demande. A force, on apprend plus à faire attention à ce que l’on demande qu’à se concentrer pour obtenir. J’avais lu un jour que plus le magicien en apprenait sur la magie moins il ressentait l’envie de la pratiquer…
Dans mes prières je parle de calme, de bonheur, de sérénité pour moi et mon entourage, de paix sur la Terre et d’illumination de l’homme. Non sans lancer quelques défis qui impliquent la souffrance et la force : lorsqu’on demande la sagesse on ne se rend pas toujours compte des « exercices » qu’on va devoir rendre !
La vraie magie se situe dans votre comportement, tout ce qu’on envoie nous revient, lorsqu’on fait ses courses, et lorsqu’on conduit pour partir en vacances. Le grand secret de la magie c’est que la Sacré n’est pas seulement dans la spiritualité, les Dieux, la magie et le cercle, le Sacré est indissociable de tout et nos Ancêtres l’avaient bien compris.
J’ai connu un nombre insensé de « sorcières et de sorciers », de druides etc. qui passent tellement de temps à dire du mal de ceux qui ne font pas comme eux, et j’ai bien du recevoir toutes les malédictions cachées de ces gens tant ma manière de voir dérange depuis bientôt 7 ans que je suis cette voie. Ma boutique aussi dérange car j’essaie d’y maintenir mon idéal. Je n’ai qu’une chose à répondre à toutes ses personnes : le Sacré est partout, en vous et même en moi, je souhaite que la Déesse vous le montre et que cesse ces querelles stériles qui ne servent que nos égos. Lorsqu’on se concentre sur les autres on voit moins ses propres incohérences aussi, j’essaie de me concentrer sur moi, cela demande déjà beaucoup de rigueur ;o) !