Maternage païen ou simplement humain ?
27/05/2008
Toujours dans un souci de cohérence entre vie spirituelle et vie quotidienne, j’ai pensé faire une partie paganisme et famille.
Nous essayons en tant que parent d’avoir un questionnement juste qui nous permet d’évoluer, d’accueillir à la vie et d’éduquer nos enfants en leur permettant de réaliser leur potentiel. Le but universel et séculaire étant simplement de rendre nos petits, autonomes lorsqu’ils en sont capables et heureux !

C’est la véritable tâche du parent à mon sens : rendre son enfant autonome, indépendant de nous et qui que ce soit d’autre. Entreprise délicate, puisque la plupart des parents considèrent que leurs enfants leur appartiennent et qui leur doivent quelques choses en échange d’une vie passée à les éduquer.
Pour illustrer le rôle de la mère et de celui du père, on peut s’imaginer simplement le bras de celle-ci replié pour porter son enfant et l’allaiter. Plus il grandit et plus l’arrondi du bras prend de l’amplitude lui aussi, parfois en douceur et parfois plus brutalement à l’adolescence lorsque nous cherchons à retenir notre progéniture.
Pourtant, je pense qu’être parent c’est ça, élargir ce bras de mère pour qu’il devienne une simple main tendue, toujours là et ne demandant rien en échange. C’est l’amour inconditionnel qui mène l’enfant vers cette autonomie.
Bien sûr ces théories n’ont rien de païen si ce n’est qu’elles se retrouvent plus souvent chez les tribus et autres peuples primitifs que dans les civilisations occidentales.
Notre vieille éducation nous demande de faire vivre nos enfants à NOTRE rythme de manière à ne pas faire l’effort de vivre à celui de l’enfant.
Mais regardez une chatte, ou bien une louve… jamais elles n’ont lu de livre d’éducation, jamais elles n’ont eu de conseils de personnes et pourtant elles agissent toujours comme elles le doivent. Elles ne laissent pas leurs enfants s’égosiller dans un terrier vide de chaleur maternelle, et pourtant les chats et les loups finissent bien par être autonome.
Pour moi être païen c’est aussi réfléchir à la manière dont notre famille va influer sur l’environnement.
Par exemple, comment peut-on utiliser autant de couches jetables pour rendre propre un bébé ? Ces couches sont à l’origine d’une tonne de déchets jusqu’à ce que l’enfant soit propre ! sans compter que les Pampers par exemple sont proposées par le célébrissime Procter et Gamble (Allways, Tampax, Ariel, Bonux, Panthène etc), friand de tests sur les animaux.
De plus, les produits chimiques effet sec abîment les fesses de nos bébés.
De nos jours les couches lavables sont très très économiques, très pratiques (rien à voir avec les langes de nos grands-mères !). Bref, elles valent au moins la peine d’être connues !
Mais ceci n’est qu’un détail, le portage, l’éducation respectueuse des rythmes naturels, de l’âme de l’enfant qui s’incarne etc. viennent renforcer un système qui sort de l’ordinaire mais n’a rien de nouveau.
Le but n’est pas de remonter le temps car c’est impossible et certainement pas souhaitable, non, il suffit de ramener le passé vers nous pour écouter ses anciennes leçons prêtes à préparer l’avenir.
