La naissance
27/05/2008
Notre société moderne fait souvent de l’accouchement un passage désagréable et surmédicalisé, où les femmes ne comprennent pas leur douleur, où la péridurale est administrée sans information sérieuse au préalable. En somme on a fait croire aux femmes qu’elles étaient incapables d’accoucher par elle-même. Mais elles le sont ! Elles sont faites pour cela !
Environ 90 pour cent des accouchements sont simplement physiologiques et ne se présentent pas de pathologies, alors pourquoi traiter 100 % des femmes comme 10 % devraient l’être?
La naissance est une sorte d’épreuve chamanique où les femmes explorent leurs limites et vivent l’extraordinaire ballet des hormones ! Et la souffrance peut être réduite de moitié par une préparation préalable efficace et sérieuse. Sachez qu’il existe des alternatives à tout cela et qu’elles ne sont pas farfelues du tout ! !
Mais attention, le but de ces pages n’est pas de vous faire accoucher chez vous ou sans péridurale. C’est plutôt de vous permettre de faire vos choix en accord avec vos attentes et en connaissance de cause. C’est à vous de faire vos propres choix.
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La péridurale |
(texte emprunté au site perinatalite.chez.tiscali.fr)
Parler de la péridurale est un sujet assez tabou, qui induit une nette résistance ; beaucoup de femmes semblent penser que la péridurale est un droit sacré, et qu’un accouchement sans péridurale est un calvaire, qu’il faut être folle pour s’en passer. Mais peut-on se poser et la “regarder en face”, s’informer de ce qu’elle est réellement, et quels sont les effets iatrogènes afin, comme le dit Blandine Poitel, de choisir en “connaissance de cause” ? Le “problème” ne se résume pas à “je la veux”, “je ne la veux pas” ou “j’y ai droit”, mais qu’on arrête de la prendre pour ce qu’elle n’est pas ! Bref : on la revendique comme un droit, mais est-on réellement informé ?
Péridurale et interventions
Qu’est-ce que la péridurale ? L’analgésie péridurale est mise en place grâce à une piqûre faite en bas du dos, alors que la future maman est assise au bord du lit ou couchée sur le côté en chien de fusil. Le produit imprègne les nerfs qui relient l’utérus au cerveau et par la même interrompt la transmission des sensations douloureuses. Il y a péridurale et péridurale : selon le dosage, on peut supprimer toute sensation ou au contraire en conserver une petite partie pour que la maman soit plus à même de participer, à la fin de l’accouchement. La péridurale est aujourd’hui de mieux en mieux maîtrisée, ses contre-indications sont rares et les risques qu’elle comporte pour la mère sont faibles. On signale, cependant, des cas de maux de tête et de douleurs dorsales sur une longue période après l’accouchement. Il ne faut pas oublier aussi que certaines péridurales échouent. La femme qui s’attendait à ne connaître aucune douleur la supporte alors d’autant plus mal.
Plus d’interventions : Par ailleurs, il semble que la péridurale induise d’autres interventions. D’abord des déclenchements, pour permettre à l’anesthésiste de mieux gérer son planning, en particulier s’il n’est pas disponible 24 heures sur 24. Ensuite des injections d’ocytociques, pour compenser, dans certains cas, le ralentissement de la vitesse de dilatation. Enfin, des extractions instrumentales (forceps, ventouses) pour terminer l’accouchement, lorsque la maman insensibilisée ne participe plus assez à la phase finale. L’après-accouchement lui aussi est plus délicat. La maman doit rester au lit plus longtemps. Il faut le reconnaître en utilisant la péridurale, elle perd une partie de son autonomie. Un très bon point, cependant, pour la péridurale : dans le cas des césariennes, elle fait baisser le nombre des anesthésies générales et permet à la maman d’accueillir son bébé.
Péridurale : la nouvelle donne
Il y a peu encore, les femmes qui voulaient une péridurale pour leur accouchement avaient parfois du mal à l’obtenir, même si leurs douleurs étaient très fortes. Et il était nécessaire de dénoncer ces refus de péridurale injustifiés. La tendance semble s’inverser : dans des établissements de plus en plus nombreux, les femmes sont fortement incitées à utiliser la péridurale. Il leur est même parfois difficile d’y échapper si elles n’en veulent pas. Il faut donc dénoncer ces nouvelles pressions exercées sur les jeunes mamans d’aujourd’hui (voir l’encadré “Péridurale sous pression”). Le choix d’un accouchement avec ou sans péridurale est une question personnelle, pour chaque femme. Mais l’utilisation massive de la péridurale dans beaucoup d’établissements (voir l’encadré sur la péridurale en chiffres) est un phénomène de société nouveau : c’est la naissance qui change. Un tournant est en train de se prendre, dans la longue histoire des mères et des nouveau-nés. Un tournant dont on mesure encore mal toutes les conséquences.
La péridurale en chiffres
Le taux national d’utilisation de la péridurale était de 4% en 1981 et d’environ 21% en 1989. Pas moyen d’avoir des chiffres sûrs plus récents. Fin 1993, certains parlaient d’une moyenne de 30, voire 40 %. Mais même ces chiffres ne donnent pas encore l’ampleur du phénomène. A Paris, dans les grandes maternités, le taux se situe très souvent au-dessus de 80%. N’échappent alors à la péridurale que celles qui accouchent dans l’ascenseur. Il faut noter que la plupart des femmes qui accouchent dans ces établissements trouvent tout à fait naturel d’utiliser la péridurale. Et après coup, dans leur grande majorité, elles se déclarent satisfaites de l’avoir fait. Cependant, dans les petits établissements, en province, le taux reste souvent faible. D’une part, pour des raisons psychologiques : la nature des relations entre les femmes, les médecins et les sages-femmes est différente. D’autre part, pour des raisons matérielles, les anesthésistes sont moins nombreux ou moins disponibles. (Nota : l’enquête nationale périnatale de 1998 (accessible sur le site www.sante.gouv.fr) annonce : 58% de péridurales – 3,9% en 1981 ; 48,6% en 1995 ; très variable de 30 à 95% selon les établissements)
Péridurale et interventions
Qu’est-ce que la péridurale ? L’analgésie péridurale est mise en place grâce à une piqûre faite en bas du dos, alors que la future maman est assise au bord du lit ou couchée sur le côté en chien de fusil. Le produit imprègne les nerfs qui relient l’utérus au cerveau et par la même interrompt la transmission des sensations douloureuses. Il y a péridurale et péridurale : selon le dosage, on peut supprimer toute sensation ou au contraire en conserver une petite partie pour que la maman soit plus à même de participer, à la fin de l’accouchement. La péridurale est aujourd’hui de mieux en mieux maîtrisée, ses contre-indications sont rares et les risques qu’elle comporte pour la mère sont faibles. On signale, cependant, des cas de maux de tête et de douleurs dorsales sur une longue période après l’accouchement. Il ne faut pas oublier aussi que certaines péridurales échouent. La femme qui s’attendait à ne connaître aucune douleur la supporte alors d’autant plus mal.
Plus d’interventions : Par ailleurs, il semble que la péridurale induise d’autres interventions. D’abord des déclenchements, pour permettre à l’anesthésiste de mieux gérer son planning, en particulier s’il n’est pas disponible 24 heures sur 24. Ensuite des injections d’ocytociques, pour compenser, dans certains cas, le ralentissement de la vitesse de dilatation. Enfin, des extractions instrumentales (forceps, ventouses) pour terminer l’accouchement, lorsque la maman insensibilisée ne participe plus assez à la phase finale. L’après-accouchement lui aussi est plus délicat. La maman doit rester au lit plus longtemps. Il faut le reconnaître en utilisant la péridurale, elle perd une partie de son autonomie. Un très bon point, cependant, pour la péridurale : dans le cas des césariennes, elle fait baisser le nombre des anesthésies générales et permet à la maman d’accueillir son bébé.
La douleur de l’accouchement
Il est des jeunes mères qui hurlent pendant l’accouchement, maudissant le ciel et leur progéniture et qui une fois le bébé sur leur coeur vous assurent, avec une totale sincérité qu’elles viennent de vivre l’expérience la plus formidable de leur existence. Si elles ont eu mal ? Bien sûr, par moment, mais ça n’avait pas d’importance, ça n’a plus d’importance. La péridurale ? Elles n’y ont pas songé un instant. D’autres au contraire, blêmes silencieuses, submergées par une douleur violente qu’elles n’attendaient pas, vivent l’accouchement comme un supplice et comme une injustice. La douleur de l’accouchement est, à coup sûr, très variable selon les femmes. Mais elle ne résulte pas seulement de la constitution physique de chacune. Elle dépend beaucoup de la préparation physique et psychologique, de l’information que la femme a reçue. Elle est aussi conditionnée par l’environnement affectif, le soutien que le mari, la sage-femme (très importante !) ou le médecin savent apporter à la femme. Il est donc un peu stupide de parler de cette douleur, dans l’absolu. Pourtant, on aimerait bien malgré tout avoir une estimation, un ordre d’idée… Un livre intitulé , auquel a collaboré le Dr Moisson, anesthésiste à l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul, après avoir comparé différentes études, avance les chiffres suivants : 15 % des femmes n’auraient pas du tout mal, 35 % un peu, 30 % beaucoup, et 20 % <à la folie>. Des chiffres qui, encore une fois, ont une signification très relative ! Enfin, on oublie trop souvent de dire que la possibilité de bouger pendant les contractions et la liberté de choisir sa position d’accouchement peut apporter un grand soulagement à la femme qui accouche. Mais cette liberté-là n’est pas facile à obtenir !
Péridurales sous pression
Dans les services qui sont habitués à travailler avec la péridurale, celles qui n’en veulent pas sont parfois mal reçues ou soumises à des pressions insistantes. Deux témoignages parmi d’autres. Agnès est puéricultrice. Pendant sa grossesse, à la clinique, on lui a présenté un film -plutôt ringard, dit-elle- qui encourage, sans nuance, les femmes à utiliser la péridurale. Elle avait, elle-même, choisi de suivre, par ailleurs, une préparation avec une sage-femme libérale. Le jour de la naissance arrive. Les premières contractions, à la maison, paraissent tout à fait supportables à Agnès, surtout avec le soutien de son mari. Ils se sentent tous deux euphoriques, en se rendant à la clinique. Mais là , tout se précipite. Sans préambule, la sage-femme qui les accueille perce la poche des eaux. Le liquide est légèrement teinté. Éventualité d’une souffrance foetale ? A cette situation, la réponse de règle dans la clinique semble être : la péridurale. C’est une douche froide pour Agnès. Elle avance timidement qu’elle n’a pas très envie de cette péridurale. On s’énerve autour d’elle. Sa gynécologue arrive et lui parle en criant. Et elle repart. Finalement le travail avance tout seul assez vite, et Agnès accouche sans problème et sans péridurale. Elle aura encore l’occasion d’entendre au passage deux réflexions : la sage-femme qui déclare : . Et le chef de service furieux qui lance : . Sophie, sage-femme, dans un autre établissement signale qu’on utilise parfois des pressions plus “convaincantes”. Lorsque la femme refuse la péridurale, on augmente la dose d’ocytociques dans sa perfusion, ce qui a pour effet d’accélérer d’un coup les contractions et donc les douleurs : Comment faire pour éviter ces situations, ces pressions inadmissibles ? Et comment faire pour celles qui rêvent d’une bonne préparation selon une méthode sérieuse (psychoprophylaxie, haptonomie, sophrologie, etc.), d’un accouchement dans un environnement chaleureux et surtout avec un bon soutien psychologique,avec la péridurale comme “joker”, pour reprendre une expression de sage-femme, si la douleur s’avère hors de proportion ? Pas toujours facile à dénicher… Il faut, en tous cas, poser beaucoup de questions, au moment où l’on choisit son lieu d’accouchement, et ne pas se contenter de bonnes paroles. Le taux de péridurale pratiqué par l’établissement est intéressant à connaître. Il est évident que s’il est supérieur à 60%, les soignants, habitués à travailler de cette façon, auront tendance à fortement encourager l’utilisation de la péridurale a priori.
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L’épisiotomie |
(texte emprunté au site de l’ Afar)
Episiotomie : témoigner, informer, dénoncer, agir…
L’épisiotomie est l’incision volontaire du périnée de la femme en train d’accoucher, entreprenant la peau, la muqueuse et une partie des muscles qui entourent la vulve et le vagin de la femme. Il s’agit d’un acte chirurgical pouvant être posé par les médecins et les sages-femmes lors d’un accouchement. L’épisiotomie nécessite une suture importante. L’épisiotomie et sa suture peuvent entraîner des douleurs locales et des inconvénients de confort durant plusieurs jours. Pratiquée dans de mauvaises conditions ou par des personnes moins compétentes, cette suture peut “lâcher” laissant une plaie importante béante. La plaie peut aussi s’infecter, soit parce que la vulve était porteuse de germes qui sont alors entrés dans la plaie, soit parce qu’elle a été infectée par des germes de l’hôpital lors des soins (infections nosocomiales). Lorsqu’il y a un “lâchage” de suture et une infection locale, les soins sont importants, et peuvent comprendre, par la suite, une “reprise” chirurgicale “esthétique”.
Les raisons invoquées pour justifier l’épisiotomie sont en premier lieu l’accélération de l’expulsion foetale et l’utilisation d’instruments tels que la ventouse ou les forceps. En second lieu, l’argument est d’éviter une déchirure, supposée potentiellement plus importante que la coupure volontaire. L’épisiotomie est présentée autant dans la grande presse médicale que populaire comme un acte nécessaire alors que de nombreuses études scientifiques démontrent le contraire. Ces études ne sont pratiquement jamais mentionnées lors des séances d’information prénatale. La femme et son compagnon ne sont pas informés de cet acte avant son exécution, par crainte d’une réaction de peur ou de refus spontanée. Ce n’est qu’une fois réalisé qu’il est, éventuellement, expliqué, mettant souvent en avant la santé voire la survie de l’enfant.
En France, selon l’enquête nationale périnatale de 1998 (accessible sur le site www.sante.gouv.fr), le taux d’épisiotomies est de 71,3% pour les primipares et de 36,2% pour les multipares (donc en moyenne 53,7% c’est à dire plus d’une femme sur deux). Dans certaines maternités, le taux d’épisiotomies atteint 90% ! Dans ces proportions, il semble évident que cet acte n’est pas posé pour des raisons précises concernant la femme qui enfante, mais doit être considéré comme un geste systématique dénué de toute réflexion et de remise en question. Au Royaume Uni, le taux d’épisiotomie a chuté de 52% à 13% après les campagnes menées par des associations d’usagères des services obstétricaux comme l’AIMS…
En Suède il n’est que de 6%. Il tombe à une valeur insignifiante dans la pratique d’accompagnants de naissance (médecins ou sages-femmes) informés et conscients de la gravité de cet acte et de ses conséquences.
L’AFAR (Alliance Francophone pour l’Accouchement Respecté) se situe, ici, comme une association de défense des usagères en dénonçant les abus de l’épisiotomie et en informant autant les hommes et les femmes que les professionnel(le)s des alternatives possibles. Nous avons recensé près de 70 études prouvant que l’épisiotomie de routine n’est pas justifiée médicalement. Les références et résumés de ces articles sont disponibles sur la base de données de l’ AFAR Un argumentaire détaillé sur l’épisiotomie se trouve sur la page
On y explique notamment, preuves à l’appui, que les causes des déchirures périnéales que l’épisiotomie prétend éviter sont à rechercher dans les procédures obstétricales : position d’accouchement imposée, poussées dirigées, dopage au Syntocinon, etc. En parlant d’épisiotomie, on peut ainsi remonter toute une chaîne d’interventions abusives justifiées uniquement par la crainte du médico-légal. Une crainte qui se réduit, en France, à la peur de “ne pas en faire assez”.
A l’inverse de cette manière de faire, la pratique médicale factuelle (“evidence based”), qui s’appuie sur des études systématiques des conséquences des gestes obstétricaux, est la seule qui puisse faire évoluer les protocoles. Encore faut-il que les parents s’informent, se préparent, connaissent leurs droits, et dialoguent avec des professionnels le plus souvent coupés du monde de la recherche. (Lire à ce sujet l’article de Martin Winckler, “Médecins sous influences”, dans le Monde Diplomatique de janvier 2004.
Nous invitons les femmes qui souffrent des conséquences d’une épisiotomie systématique et souhaitent engager une procédure pour non-respect du devoir d’information et du consentement éclairé (article L 1111-4 du Code de santé publique) à contacter notre association, munies d’un dossier médical détaillé, pour une action en justice concertée. Une liste de discussion a été créée à cet effet. Voir les modalités d’accès sur ce lien
Pour éviter de subir cet acte inutile, le meilleur moyen est d’en prévoir l’éventualité dans un projet de naissance Vous pouvez relayer l’information en participant à la Semaine Mondiale de l’Accouchement Respecté (SMAR) du 10 au 16 mai 2004, dont un des thèmes cette année sera “Episiotomie : lever le voile…” Des posters, tracts et documents sur l’épisiotomie sont à votre disposition sur cette page.
Un certain nombre de personnes réagissent vivement à la vue des photos d’épisiotomies… Beaucoup n’ont pas cru aux camps de déportation, à la guerre du Vietnam, aux mutilations sexuelles, jusqu’à ce que la presse ait publié des photos insoutenables des victimes. Alors, si la vision d’une vulve mutilée sans aucune raison médicale est aujourd’hui insoutenable, peut-être serait-il utile de s’informer et de travailler en amont (projets de naissance), plutôt que de garder la tête dans le sable…
Dans les Dossiers de l’Obstétrique, revue d’informations médicales et professionnelles de la sage-femme (juin 2001), Farida Hammani dénonce la pratique de l’épisiotomie comme une “mutilation génitale”
“Epidémie d’épisiotomies en France” est le titre d’un communiqué de presse parodique que nous avons publié sur le site de l’AFAR
Pour en savoir plus sur les dispositions du droit français en matière de naissance et de périnatalité, nous recommandons la lecture des deux ouvrages : “Les droits des mères”, par Sophie Gamelin-Lavois & Martine Herzog-Evans, L’Harmattan, 2003.
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L’accouchement à domicile |
Très répandue aux Pays-Bas, cette pratique est quasi inexistante chez nous, et rien n’est prévu actuellement pour faciliter son développement. Et pourtant, pour les grossesses sans risque, nombreux sont les aspects positifs de la naissance à domicile…
Vous allez certainement crier au scandale, au rétrograde mais ce n’est pourtant pas une pratique aussi archaïque que ça ! Notre époque a permi de régler bon nombres de problèmes qui faisaient jadis mourir la femmes en couche, l’hygiène est déjà bien meilleure, les sages-femmes qui accompagnent les accouchements sont des praticiennes responsables et formées, la préparation à l’accouchement est plus élaborée…et les femmes plus informées. Quoi que par fois on se demande… !
Combien de femmes croient qu’une grossesse est obligatoirement suivie par un gynécologue ? Alors que les sages-femmes libérales peuvent non seulement vous suivre pendant vos neufs mois de grossesse, vous prescrire les examens utiles, vous préparer à l’accouchement et vous accoucher. C’est autre chose de vivre ces moments merveilleux et diffciles parfois avec une personne que l’on a choisi, que l’on apprécie et que l’on connaît surtout !
Combien de femmes croient que les échographies sont obligatoires ? Alors qu’elles ne le sont pas le moins du monde et qu’on ne sait même pas réellement si elles ne risque pas de poser problème au bébé.
Combien de femmes savent que lorsqu’elle demande d’accoucher sans péridurale dans un établissement hospitalier, il n’est pas rare que le personnel accepte, en sachant pertinemment qu’avec leurs pratiques, elle va finir par les supplier de l’endormir ? Cette manipulation est illégale et pourtant on ne dit pas aux femmes ce qui coule dans l’intraveineuse : de l’oxytocine. Cette hormone de synthèse remplace l’ocytocine, hormone qui provoque les contractions, déclenche la lactation, et vous fait aimer votre bébé ! Lorsque la naissance prend trop de temps pour le personnel, on envoit cette substance dans la perfusion, afin d’intensifier les contractions et les rendre plus « efficaces », l’oxytocine donne des contractions plus douloureuses et plus fortes. Ainsi, en effet, rare sont celles qui s’en tiennent à leur choix de départ (et pour cause !) finissant par pleurer pour qu’on leur fasse une péridurale.
Ceci pour dire que l’on se sait pas tout dans le domaine de l’accouchement et je dirai même qu’on ne sait presque rien.
Le choix de l’accouchement à domicile est lié à cette dépossession du droit des parents à choisir ce qui est bon pour eux et pour leur enfant. Il permet, lorsque la grossesse se passe bien, sans pathologie ni jumeaux, un accueil chaleureux de l’enfant et la préservation de l’intimité familiale. Promenez-vous sur Internet et lisez les témoignages de celles qui l’on fait, et comparez avec les récits des femmes que vous connaissez et qui ont accouché à l’hopital.
« Même si un infime pourcentage de femmes (moins de 2% en France) choisit ce mode d’accouchement, le plus souvent avec une sage-femme libérale pratiquant l’accompagnement global et l’accouchement à domicile, ce n’est pas comme on pourrait le croire une fantaisie. Accoucher à domicile accompagné d’une sage-femme devrait pouvoir être un choix, mais malheureusement ce n’est pas le cas ! Moins d’une cinquantaine de sages-femmes libérales exercent en France de cette manière ! Ce qui fait que dans certaines régions, ce choix n’existe pas, et cela oblige des couples à se rapprocher des professionnels de santé en s’installant dans une location ou un gîte, ou en camping-car lors de vacances, pour être quasi dans les mêmes conditions que la maison.
Comme la plupart des sages-femmes libérales viennent de perdre leur assureur pour la responsabilité professionnelle (un autre moyen de persuader du “danger” d’accoucher à domicile et des “risques” !). La situation est donc actuellement critique, et certaines ont arrêté de pratiquer. Ce mode d’accouchement n’est donc pas prêt de se développer, surtout quand la presse se fait l’écho des fameux risques qui alimentent les peurs de tous. Il est donc difficile de défendre l’accouchement à la maison comme un choix possible, cela étant considéré par les tenants du tout médical comme extrémiste et dangereux. Pourtant, à la lecture d’Henci Goer, de quelques auteurs éclairés, et de témoignages de parents et de professionnels, il est évident que l’accouchement à domicile devrait avoir sa place parmi les possibles. La naissance à la maison peut être aussi le choix d’accoucher sans la présence d’un professionnel de santé. Cela vaut le coup de creuser la question, même si au final ce n’est pas cette voie qui sera choisie. Ne serait-ce que l’envisager, à tout le moins y réfléchir, permettra de cheminer sur la question de la physiologie de l’accouchement et de la confiance en soi-même. »
Texte issu du site perinatalite.chez.tiscali.fr
Madame Dorothée Klein, journaliste, avait entièrement raison en écrivant dans son article “Accoucher sans douleur, vraiment ?” dans “Le Vif, l’Express” du 23-02-01 : (Ou) “Que certaines décident de mettre leur enfant au monde à la maison, avec tous les risques que cela peut comporter (?)”
En effet, ces femmes-là prennent le risque de ne pas être déclenchée artificiellement (chimiquement ou mécaniquement), ni celui de ne pas être anesthésiées … de ne pas être conforme à la norme, et de ne pas connaître l’iatrogénie de tout acte technique.
Elles prennent le risque de ne pas être “visitées” dans leur intimité par les doigts d’un(e) inconnu(e). Elles prennent le risque de ne pas être perfusée, et donc de ne pas être reliées par leur veine à la matrice hospitalière. De ne pas être interdites d’alimentation et de boissons énergétiques. Elles prennent le risque de ne pas avoir l’entrejambes rasé, ni le rectum vidé par un produit irritant, et de ne pas être stérile comme l’exige toute opération chirurgicale. Elles prennent le risque de n’être infectées que par les germes que son organisme connaît, et honte sur elles, car elles ne contribueront pas à la dissémination des germes résistants aux antibiotiques.
Elle prennent le risque de pouvoir bouger comme elle le souhaite et de prendre la position que leur corps et leur psychisme leur proposent ou leur imposent. Elles ne seront impudiquement ouvertes qu’aux seuls regards de leur compagnon et de leurs éventuels enfants. Elles obligeront ainsi leur sage-femme à s’agenouiller par terre ; cet inconfort et le sentiment d’infériorité qu’il ou elle ressentira risque de la rendre moins compétent(e). Elles prennent le risque de ne pas bénéficier de la porte qui s’ouvre subitement pour aérer la pièce. Elles prennent le risque de ne pas être assistée par tout le village, et de devoir se passer des conseils et des encouragements de personnes qu’elles n’ont jamais vues auparavant. Elles prennent aussi le risque de devoir, bestialement, uriner comme elles le font habituellement, et donc de ne pas être sondée par une main experte. Elles prennent le risque de pouvoir toucher elle-même leur sexe avec leur mains sales, et de devoir masser elles-mêmes leurs chairs à la place de mains gantées.
Elles prennent le risque de pouvoir prendre leur temps, de ne pas entendre quelqu’un leur intimer l’ordre de pousser comme cela est décrit dans tous les bons manuels. Elles prennent le risque de ne sentir que par elle-même le moment opportun et l’unique manière de se joindre aux efforts réflexes de son corps et de celui de son bébé pour naître. Elles prennent le risque de ne pas se conformer à l’ordre établi, et de n’être qu’en phase avec la singularité de leur histoire et de leur être.
Elles prennent le risque de ne pas bénéficier d’une épisiotomie, de ne pas porter la marque indélébile d’un professionnel, d’avoir un périnée intact et de ne pas pouvoir utiliser les glaçons et autres bouées, de ne pas se plaindre d’avoir encore mal plusieurs semaines après l’accouchement, et de ne pas souffrir de dyspareunie durant l’année qui suit.
Et comble de l’horreur, elles prennent le risque de porter à vie la responsabilité d’un bébé qui n’aura pas bénéficier de piqûre dans la fesse, de liquide brûlant dans les yeux, de prise de sang dans le talon ou dans la main, d’un tuyau dans les bronches, d’un thermomètre dans l’anus, …
Elles prennent le risque de devoir rester avec leur bébé continuellement contre elle, de ne pas être réveillée si elle devait s’endormir dans les heures qui suivent l’accouchement.
Elles prennent le risque de voir devant elle le sourire leur compagnon, d’être intimement touchée par cet homme qu’elles connaissent trop bien. Et eux, ces hommes, prennent le risque de servir à quelque chose, de ne pas pouvoir démissionner, de ne pas pouvoir se soumettre à une autorité, de pouvoir quitter la pièce sans devoir s’excuser, de pouvoir se coucher près de leur femme, de devoir s’endormir dans son lit près d’elle et de son bébé comme il doit le faire depuis tant de temps.
Ces femmes-là , en effet, prennent le risque de s’estimer et de ne pas pouvoir aduler et remercier le ou la spécialiste qui aurait accouché à sa place. Mais heureusement, cette barbarie n’arrive qu’à une demi femme sur cent ! Ou, autrement dit, pourquoi faut-il toujours lier la notion de risque à l’accouchement à domicile ? sans jamais préciser combien de risques sont évités par rapport à ceux créés par l’environnement hospitalier !
Jean-Claude Verduyckt
sage-femme en Belgique, répond à une journaliste
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L’allaitement |
Pourquoi allaiter ?
- pour le plaisir :un inoubliable moment de plaisir partagé…
- pour la complicité qui permet de connaître encore mieux son enfant.
- pour diminuer le risque d’allergie de son enfant .
- pour une meilleure protection du bébé grâce à vos anticorps.
- par ce que votre lait est adapté à votre bébé.
Le lait maternel correspond à la physiologie et aux besoins du bébé ( le lait de la maman d’un prématuré est parfaitement adapté à l’état physiologique du prématuré) peut nourrir un bébé exclusivement au sein pendant 6 mois.
Les freins et craintes de l’allaitement: la peur infondée que le lait ne soit “pas bon” pas assez nourrissant .Or le lait s’adapte toujours totalement aux besoin de l’enfant Un souci “esthétique”: La peur des seins qui tombent . Encore une fois ceci est infondé et est souvent véhiculé par l’entourage. La peur que cela fasse mal. Les douleurs proviennent de la montée de lait les premiers jours et s’estompent rapidement.
Les avantages pour la mère sont nombreux face aux cancers du sein et de l’ovaire. L’allaitement permet aussi à l’uterus de reprendre sa taille initiale plus vite, et la maman « récupère » mieux de son accouchement.